L’ironie, c’est que certains domaines font le choix du sans intrant chimique, voire adoptent la culture “nature”, tout en utilisant des produits animaux “traditionnels”. L’objectif est souvent d’assurer la limpidité ou la stabilité du vin, parfois aussi sous la pression de la tradition ou de la facilité technique.
Un chiffre révélateur : sur les 8000 domaines certifiés bio en France (source : Agence Bio), moins de 10% communiquent ouvertement sur une démarche végane, et seulement une centaine de cuvées portent aujourd’hui le V-Label Vegan.
- Chez les biodynamistes, la reliance à la “corne de vache” (préparation 500) est vue comme centrale, au point qu’aucun grand organisme certificateur (Biodyvin, Demeter) n’a pour l’instant envisagé une version 100% végane de la biodynamie. Les vignerons végans y sont donc rarissimes.
- Dans le bio, le vent tourne doucement, porté par une génération de vigneron·nes en quête de cohérence globale. Mais le manque de visibilité du vin végane limite encore l’effet de levier.
À lire : le témoignage de la vigneronne Claire Naudin, qui explique avoir “abandonné le blanc d’œuf pour des protéines de patate”, sans pour autant pouvoir se passer du compost animal au vignoble (source : Terre de Vins).