Rien n’interdit techniquement d’être à la fois bio (ou biodynamique) et végan… mais cela réclame une double, voire une triple vigilance. Parmi les initiatives les plus intéressantes :
- Certains domaines pionniers affichent le double voire triple logo (AB, Demeter, Vegan Society) – c’est le cas du domaine Château Barouillet (Monbazillac), ou des vins du Domaine des Coteaux des Margots (Mâconnais).
- Certains syndicats (ex : Terra Vitis, association des vignerons indépendants) recommandent désormais d’éviter tout produit animal, mais n’en font pas une exigence du cahier des charges.
Dans leur grande majorité, les vignerons bio/biodynamiques n’utilisent ni lait, ni gélatine, ni colle de poisson… par conviction. Mais il s’agit d’une démarche volontaire, pas systématique. De plus, la biodynamie compte dans ses préparations traditionnelles des ingrédients animaux (exemple : corne de bouse, intestin animal pour le compost), rendant la certification 100% végane plus complexe.
Tableau récapitulatif : ce que garantit (ou pas) chaque label
| Critère |
Bio |
Biodynamie |
Végan |
| Engrais animaux (corne, bouse...) |
Autorisé |
Recommandé (préparations biodynamiques) |
Non autorisé |
| Produits laitiers, œufs, gélatine pour le collage du vin |
Autorisé |
Autorisé |
Non autorisé |
| Collage avec végétaux / argile |
Autorisé |
Autorisé |
Seule option possible |
| Absence de cire d’abeille, colle de poisson sur l’habillage |
Non exigé |
Non exigé |
Exigé |