Le marché européen du vin végétalien se structure, mais la grande majorité des bouteilles françaises, italiennes ou espagnoles destinées à la vente grand public (ou même chez les cavistes pointus) ne mentionne encore aucune info claire sur l’absence de produits animaux. Pourtant, la demande progresse : selon une étude IWSR, la progression des vins vegan en Europe occidentale avoisine +12 %/an depuis 2019. Un bon espoir d’évolution rapide.
Face à l’incertitude des étiquettes, l’approche la plus efficace reste la curiosité (oser demander, lire les fiches techniques, écrire aux domaines) et la confiance envers certains labels… tout en étant conscient.e de leur imperfection. Côté français, bien lire les dos d’étiquettes et repérer les cuvées certifiées EVE Vegan ou V-Label. Côté italien, le “Vegan OK” a le mérite d’être direct et rassurant. En Espagne, vigilance, mais le mouvement s’accélère, soutenu par la tendance bio et la poussée à l’export.
En définitive, derrière une même mention “vegan”, l’arrière-cuisine réglementaire et marketing diffère encore beaucoup selon la provenance du vin. Gageons qu’entre éthiquette et étiquette, l’avenir du vin éthique passera inévitablement par plus de lisibilité.