- Vegan Society
- V-Label
- EVE VEGAN
- European Vegetarian Union (EVU)
Petite précision : il existe des labels “plus ou moins” exigeants ou diffus par pays, mais certains sont bien implantés sur les bouteilles françaises. S’y retrouver peut demander un peu de vigilance, car les critères ne sont pas tous équivalents.
La Vegan Society : pionnière historique
Le label de la Vegan Society, reconnaissable à sa fleur de tournesol, est le plus ancien d’Europe. D’origine britannique et créé dès 1944 (!), il audite aujourd’hui des vins bien au-delà du Royaume-Uni, dont plusieurs domaines engagés français. Les demandes sont celles-ci :
- Exclusion stricte de tout ingrédient animal (collage, additif, colorant...)
- Absence de tests sur les animaux à tous les stades
- Contrôle documentaire, renouvelé chaque année
Il reste assez peu diffus dans l’Hexagone mais gagne progressivement du terrain, notamment auprès d’importateurs spécialisés (source : Vegan Society).
V-Label : un repère européen solide
Développé par l’European Vegetarian Union, V-Label propose deux versions : « végétarien » et « végétalien ». L’une des forces de ce label est sa reconnaissance internationale et ses contrôles réguliers. Pour la version « Vegan », la tolérance est zéro ingrédient animal, y compris lors de la filtration (collage, co-produits œnologiques).
- Apposé de manière lisible sur la contre-étiquette
- Inspection annuelle, process centralisé
- Audit également sur les emballages et colles d’étiquettes
La croissance de ce label est impressionnante : on comptait plus de 50 000 produits certifiés V-Label Vegan dans le monde fin 2023, dont un millier sur la catégorie vin / boissons alcoolisées (source : V-Label).
EVE VEGAN : la certification made in France
La France s’est dotée, depuis 2016, de son propre organisme spécialiste : EVE VEGAN (Expertise Végane Europe). Ce label séduit de plus en plus de caves et de maisons indépendantes pour trois raisons :
- Dossiers complets sur la composition, y compris agents de collage et levures (attention, toutes ne sont pas vegans !)
- Surveillance et audits par lots
- Communication en français (atout pour vignerons et consommateurs locaux)
En juin 2024, plus de 300 cuvées françaises étaient référencées EVE VEGAN (source : EVE VEGAN), un chiffre modeste face au marché mais en nette progression.
Labels annexes et confusion fréquente
Certains labels dits « éthiques » ou même « bio » peuvent prêter à confusion. Par exemple :
- AB (Agriculture Biologique) ne garantit PAS du tout l’absence de produits animaux lors de la vinification. Idem pour Demeter et Naturland.
- Nature & Progrès : démarches exigeantes sur l’environnement mais aucun engagement sur le veganisme.
- Labels « sans sulfites ajoutés » ou « nature » : ils ne concernent que les ajouts chimiques ou la transformation… pas la question animale !
Beaucoup de consommateurs les prennent à tort pour des garanties véganes, ce qui favorise l’ambiguïté et le greenwashing dans le rayon vin.