Des progrès sont (enfin) visibles : certains distributeurs, sentant le vent tourner, imposent à leurs marques propres (MDD) de tendre vers le tout vegan sur les agents de collage : par exemple, Lidl ou Carrefour proposent désormais plusieurs références « Végétalien » en rayon, essentiellement sur les vins bio.
Des voix s’élèvent pour réclamer un étiquetage européen du vin vegan, sur le modèle du Nutri-Score, afin de permettre une information sincère et harmonisée (Parlement européen, 2023). Mais, pour l’instant, le vin vegan reste un immense « work in progress » et avance masqué, bien qu’il représente plus de 10 000 cuvées en France, selon la Vegan Society.
Les acteurs du secteur devront innover, dialoguer, et oser l’étiquette vegan si la demande continue de progresser comme elle le fait depuis 5 ans.
Finalement, ce silence sur l’étiquette en grande distribution est le reflet d’une mutation : celle d’un marché bousculé, entre impératifs économiques, conservatismes culturels et attente croissante de transparence.
À la vôtre… et sans filtre !