On croit souvent que le vin, c’est du raisin fermenté et basta. Sauf qu’entre le pressoir et la bouteille, il se passe pas mal de magie... ou de petites cachotteries. La principale ? La clarification, ou la fameuse “collage”.
Pour éliminer les particules en suspension et avoir un vin clair, stable rapidement, on utilise traditionnellement :
- Blanc d’œuf (pour les rouges principalement)
- Gélatine animale (souvent issue de porc ou de poisson)
- Caséine (protéine de lait)
- Isinglass (vessie de poisson)
Et ce même dans de nombreux crus “bio” ou “biodynamiques”. Pourquoi ? Parce que ni les labels AB ni Demeter n’interdisent automatiquement ces pratiques ! Ce détail, invisible sur la bouteille, fait toute la différence pour un amateur de vin végane.
Le recours à ces produits se fait au tournant de la vinification, pas dans la vigne. Ce point n’est abordé ni par l’AB, ni par la majorité des cahiers des charges biodynamiques, hors label “vegan”. Un vin peut donc être bio, biodynamique… et clarifié à la colle de poisson. L’appellation n’a rien d’automatique.