Alors, bientôt des Grands Crus Classés végans à la pelle en Bourgogne comme à Bordeaux ? Si la dynamique reste lente dans les deux régions, la tendance de fond sur les nouveaux marchés et l’engagement pour la transparence des pratiques œnologiques laisse penser que la part du vin végane continuera de croître. Mais la marche reste plus haute pour les petits domaines bourguignons que pour les mastodontes bordelais – question d’échelle, pas de terroir.
Pour le consommateur curieux, le surcoût du vin végane est largement marginal face au plaisir de soutenir une démarche cohérente avec la défense du vivant, tout en découvrant de nouveaux vins signatures, souvent plus digestes et expressifs. Bref, le vrai luxe, ce n’est pas tant le prix de revient du collage, mais bien l’attention portée à chaque détail, du sol à la bouteille.
Sources : CIVB, Vitisphere, LSA, Vivino, Eve Vegan, Vegan Society, La Revue du Vin de France, Sud Ouest, The Drinks Business, ProWein.