Bio : optimiser la nature, mais pas forcément l’animal
Le label AB (Agriculture Biologique) fête plus de 40 ans d’existence en France. Être vin bio, c’est respecter le cahier des charges européen (Règlement CE n°834/2007 et 889/2008) : pas de pesticides ou d’engrais chimiques, respect de la biodiversité et usage limité de certains intrants dans le vin (plus de détails sur Agence Bio).
- Pas d’OGM ni de traitements systématiques à la vigne
- Ajouts limités de SO₂ (environ 100 mg/L pour les rouges bios, 150 mg/L pour les blancs et rosés en France)
- Aucune interdiction sur l’usage de colle de poisson, de blanc d’œuf, ou de gélatine pour la clarification
Voilà l’os : si le vin est protégé, la question animale, elle, reste dans l’angle mort du règlement.
Biodynamie : un cahier des charges encore plus strict, mais pas pour tout
La biodynamie, portée par les labels Demeter ou Biodyvin, va plus loin sur la santé des sols, la vitalité des plantes et la préservation des cycles naturels. Certaines de ses recettes ont des accents de sorcellerie champêtre (préparations d’infusions de bouse, cornes de vache, etc). Elle peut paraître plus radicale et plus cohérente sur le respect du vivant. Mais du vivant à l’animal, il y a un fossé.
- L’utilisation de préparats d’origine animale (ex : bouse de corne – Préparat 500)
- Aucune interdiction d’utiliser de gélatine ou de blanc d’œuf (voir Demeter)
- Un gros accent mis sur le bien-être du sol et de l’écosystème, pas sur l’exclusion des produits animaux
Si la biodynamie protège la biodiversité, elle n’exclut donc pas l’animal – bien au contraire.