Le bio : naturel… mais pas systématiquement sans produits animaux
Le label biologique (AB en France, Eurofeuille Europe) garantit que la majorité de la viticulture épargne pesticides, herbicides, insecticides de synthèse. Les fertilisants chimiques et OGM sont bannis. Les intrants œnologiques autorisés sont listés et doivent être eux-mêmes issus de l’agriculture biologique si possible (Ministère de l’Agriculture).
Mais rien, absolument rien, n’interdit aux vignerons d’utiliser des produits d’origine animale lors du collage (blancs d’œuf, gélatine, caséine) ou dans les engrais (poudres d’os, corne broyée, etc.). Le bio, c’est vert, mais pas toujours végane !
Biodynamie : l’agriculture « holistique »… mais avec les cornes et intestins
Plus ésotérique dans son approche, la biodynamie — incarnée par Demeter ou Biodyvin — s’appuie sur des cycles lunaires, des décoctions et des préparations composées… là encore, de poudre de corne de vache, de bouse, ou d’intestin animal (Biodyvin). L’idée revendiquée est le respect du « vivant » et la revitalisation des sols, mais le recours à l’animal fait partie intégrante de la démarche.
Véganisme : refus de toute exploitation animale, jusque dans la cave
Un vin végan, c’est un vin qui n’a fait appel ni à la matière animale (collage, filtration), ni même à des engrais provenant d’abattoirs (corne, sang, farine d’os…). Il exclut — dans l’idéal — toute participation, exploitation ou transformation d’un animal du cep à la bouteille (The Vegan Society).
Seulement, il n’existe pas de réglementation unifiée en France ou au niveau européen garantissant officiellement tous ces critères. Il faut s’en remettre au label Vegan officiel, à la Vegan Society, ou au label EVE Vegan.