D'abord, une piqûre de rappel nécessaire : la fabrication du vin n’est pas si verte qu’elle en a l’air ! La plupart des vins rouges, blancs ou rosés traditionnels, même issus de l’agriculture biologique ou en biodynamie, passent par l’étape de la clarification (ou collage) avec des substances d’origine animale. Oeuf, caséine (issue du lait), colle de poisson (isinglass)... Ces adjuvants récupèrent les impuretés, mais laissent un petit souvenir dans la bouteille – et ça, ce n’est pas végane du tout.
- 80 % des vins conventionnels dans le monde sont collés avec au moins un produit d’origine animale (source : L214, 2022).
- La réglementation française n’oblige pas à indiquer cette étape sur l’étiquette, d’où la difficulté de s’y retrouver.
- Le collage végane existe (bentonite, protéines de pois, charbon végétal) et n’altère ni goût, ni texture.
Heureusement, sous la houlette de vignerons éclairés, Bordeaux aussi embrasse la tendance du vin sans compromis... cap sur celles et ceux qui osent.